Les petits lapins (suite)
Les voilà à 17 jours, ils sont sortis du nid. Il y a une femelle et trois mâles.
Celui-là n'a pas encore les yeux ouvert, ce qui ne l'empêche pas de trotter comme les autres.
A trois semaines.

A deux mois, assez grands pour quitter leur maman.
Ils ont tous trouvé de bonnes maisons. La femelle et un mâle sont partis chez Manou, les deux autres mâles chez Drinette82 et Adeline.
Après ce long silence,
je fais enfin l'effort de donner des nouvelles.
Cette saleté de dépression ne veut pas céder et bien que le moral soit meilleur, j'ai toujours les plus grandes difficultés à sortir de ma coquille. En plus de l'abandon de ce blog, j'en suis même arrivée à ne plus aller sur le Forum du Filage ni répondre aux mails et au courier. Plus ça durait, plus j'en avait mauvaise conscience et plus ça devenait impossible. Poutant cela me manquait beaucoup de papoter avec les copines du forum.
Il y a quelques jours, je me suis dit qu'il me serait peut-être plus facile de téléphoner que d'écrire et, en effet, j'en ai trouvé la force. Puisque j'ai le numéro de téléphone de Kathy, je l'ai appelée. Merci Kathy, ça m'a fait un bien fou de t'entendre. Du coup j'ai réussi à retouner sur le forum et cela m'a donné le courage de reprendre ce blog.
Les petits lapins grandissent
Ils ont onze jours. Quatre petits lapins tout noirs.

Un petit téméraire tente de sortir du nid
Naissances
Il y a trois jours, le 22, les petits d'Eris sont nés. Cet après midi, elle les a un peu découverts à cause de la chaleur et j'ai pu apercevoir quelques formes sombres dans la paille.
Grosse peur
J'ai été un peu secouée toute la semaine dernière à la suite d'une grosse peur rétrospective. J'en tremble encore rien que de penser que ma fille aurait pu avoir du mal.
Dimanche dernier, Isabelle était partie voir des amis au début de l'après-midi et, quelque temps après, elle nous téléphone : "Je n'ai rien mais votre voiture est foutue".
La voiture s'est mise brusquement à zigzaguer sur toute la largeur de la route, en pleine ligne droite, sans motif apparent, ni coup de volant, ni freinage, puis a fini dans le fossé en cassant une buse en ciment qui a arraché des morceaux de moteur.
C'est une chance inouïe qu'Isabelle n'ait rien eu, même pas un bleu ni une égratignure. J'en ai pris encore plus conscience quand j'ai vu l'état de la voiture qui est, effectivement, irréparable.
Bonne nouvelle, un ami a en vue un autre break d'occasion, une C5, ce qui nous permettra de rendre rapidement à un autre ami, la voiture qu'il nous a très gentiment prêtée.
Eris exagère
J'avais des doutes depuis un moment et, la semaine dernière, j'ai découvert un nid dans le clapier d'Eris. Encore une grossesse nerveuse!
Pas le choix, pour ne pas prendre de risque avec sa santé, il a fallu qu'elle aille voir son voisin d'en dessous, Donald. J'espère qu'elle ne va pas me refaire le coup l'année prochaine, j'ai trois clapiers et quatre lapins, il n'y a plus de place.
La suite dans un mois...
Junior est contente
Les cardeuses sont comme les rouets, elles dépriment quand elles sont seules. Il leur faut une copine pour discuter. Petite (à gauche) est donc venue de chez Midian, rejoindre Junior.
Les deux sont complémentaires : Junior (Louët) peut carder des fibres en suint ou à peine écharpillées et Petite (Strauch) aime les fibres fines pour faire de jolies nappes.
Mes ouvrages de l'année 2010
Je n'ai pas été très active, c'est le moins qu'on puisse dire. Néanmoins, j'ai pu profiter de quelques moments où je me sentais un peu mieux.
J'ai filé 2 kg de laine de mouton Burel du Cantal, achetée au Lavage de Laines du Bourbonnais. Une laine rustique avec beaucoup de bouboules et de paille, rien à voir avec la qualité "Fleur de France" que j'ai achetée en même temps, mais j'ai craqué sur sa couleur et je ne le regrette pas.
Plutôt que de m'évertuer en vain à en faire un fil régulier, j'ai accentué son côté rustique en la filant en long draw sans corriger les irrégularités.
Pendant l'été, j'ai fait aussi un peu de couture, une robe de style médiéval d'après le patron Frénégonde que j'ai simplifié en supprimant les laçages et en ne faisant que les manches intérieures.

Les animaux de la maison
A part les trois lapins, Eris, Donald et Farfadet qui vivent dehors dans des clapiers, nous avons Deimos, la lapine blanche, qui est à la maison en compagnie de Matou.
L'atmosphère est paisible... Ils dorment. Sinon Matou est jaloux et donne parfois, mais de moins en moins souvent, une petite gifle à Deimos si elle est sur son chemin. Deimos se sauve mais n'a pas vraiment peur.
La dure vie d'une lapine de compagnie :
.
Non, non, malgré les apparences, ce n'est pas un tapis, la preuve : il y a un nez rose au milieu des poils.


Oh! Les choses se gâtent. Horreur! Un peigne.

Et plus tard... Deimos vexée et, pour moi, 250 g de douce fibre.
Matou n'a plus rien du chat squelettique, décoloré par les carences, une plaie purulente au menton, fiévreux et au regard angoissé que j'ai retrouvé en Juillet.
Trois mois après son retour, déjà en meilleur état. Il a retrouvé sa couleur et pris un peu de poids.
Il a maintenant le beau poil brillant et le petit ventre rond d'un chat en bonne santé. 
Il est à la retraite.
A son âge (environ 13 ans) et avec les séquelles des multiples accidents qu'il a eus avant de nous apprivoiser, il ne peut plus défendre un territoire.
De plus, il est porteur du FIV. Il lui faut donc le moins possible de stress pour que la maladie ne risque pas de se déclarer. Impossible de le faire castrer, l'anesthésie présente trop de risque mais, finie pour lui la vie de chat sauvage qu'il a menée pendant plus de dix ans : plus de bagarres, plus de minettes et plus question de risquer des accidents.
Il sort en laisse, ce qu'il aime bien, sauf au moment de rentrer où il grogne comme s'il allait nous dévorer, puis se calme dès qu'il est de retour dans la maison.
Cette réaction est sans doute due plus au stress qu'à la contrariété de rentrer. Dans le jardin, il est sur le qui-vive, prêt à fuir ou se défendre, inquiet dès qu'il voit un chat, même une femelle, ou au moindre bruit de voiture au loin. Il rentre, d'ailleurs, plus facilement si la sortie a été courte.
Pour compenser, des câlins en abondance, de la bonne nourriture à volonté, des siestes paisibles en sécurité et visite chez la vétérinaire au moindre doute sur sa santé. Il adore sa vétérinaire et ne manque jamais de la remercier de ses soins par un câlin.
Même si les chattes des voisins viennent le chercher jusque sur les bords de fenêtres et à la porte pour troubler sa sérénité, il est manifestement heureux de sa situation de chat de maison.
Nous
avions aussi un pigeon, Croucrou, sauvé des griffes d'un chat lorsqu'il
était très jeune et rapidement devenu trop confiant avec les chats pour
être remis en liberté. Nous l'avons perdu à l'automne, âgé de vingt ans.
Bébés angoras
En Mars 2010, ma mère, déclinant de plus en plus, a dû être hospitalisée. Depuis plusieurs mois déjà, elle faisait fréquemment des chutes, mangeait de moins en moins, était "absente". Il lui arrivait souvent de ne même pas me reconnaître. C'est épouvantable de ne plus exister pour sa propre mère...
Heureusement qu'Eris, ma lapine grise a fait une grossesse nerveuse qui a nécessité de lui faire faire des petits. Cela m'a un peu changé les idées entre les visites quotidiennes à l'hôpital.
Nous sommes donc allées, Isabelle et moi, à Saint-Gervais d'Auvergne présenter Eris au superbe Doudou.
Les tourtereaux prenant leur temps, nous les avons laissés ensemble jusqu'au lendemain.
Ce soir-là, retour à Moulins avec un magnifique mâle gris foncé, presque noir : Donald, cadeau de Catherine. Merci à toi.
Ensuite l'attente, le suspense...
Eris a préparé son nid une semaine avant son terme et, le 30 Avril, j'y ai vu des mouvements et entraperçu une toute petite chose rose. Je n'ai pas osé fouiller le nid malgré mon impatience.
Au bout d'une semaine, n'y tenant plus, j'ai écarté doucement un peu de paille et vu cinq lapereaux.
Le 16 Mai, cette si triste journée, huit petits ont montré leurs nez, trois blancs et cinq gris : un gris-bleu comme sa mère, trois gris clair comme leur père et un gris-beige très clair.

Dès le lendemain, ils devenaient plus hardis, surtout l'un des blancs. C'est, je crois, la petite Basile qui est chez Esther.
Trois semaines. C'est fou comme ils grandissent vite.



Un mois.
Un mois et trois semaines.
Il y a trois femelles, deux blanches et une gris clair et cinq mâles, un blanc et quatre gris : deux gris clair, le gris-bleu et le gris-beige très clair.
Deux gris clairs sont partis en Auvergne : Fluffy, un mâle, chez Catherine et Fripouille, la femelle, chez Frédérique.
Puis, au retour de leurs vacances, Esther et sa famille sont venu chercher une femelle blanche et sont repartis en Belgique avec aussi un mâle blanc (qui est en fait une femelle. Oups!) en prime, le mari d'Esther ayant été séduit par les lapinous.
J'étais ravie de rencontrer Esther, son mari et ses filles. Nos maris ont tout de suite sympathisé et se sont découverts plein de centres d'intérêts en commun, si bien que pendant qu'Esther et moi parlions de fibres et de lapins, nos hommes étaient eux aussi en grande conversation. Leurs deux petites filles sont adorables, de vrais petits anges.
Le temps est passé bien trop vite et j'espère qu'ils auront l'occasion de nous rendre visite à nouveau, cela nous ferait grand plaisir.
Voilà les petits lapins restant, tous des mâles.
Sous la surveillance d'Eris, de gauche à droite : Farfadet mon gris clair, le gris-beige, le gris-bleu et le blanc.
Plus tard, les petits ayant bien grandi, je les ai séparé de leur mère qui n'en a pas semblé trop triste.
Puis, après beaucoup d'hésitation pour choisir celui que je gardais (Le gris-beige avait une couleur plus rare, ce qui me tentait, mais j'avais une tendresse particulière pour Farfadet et c'est ce qui a emporté ma décision), trois petits sont partis en Auvergne, d'abord chez Catherine puis, une semaine après, chez "La Laitière".
Malheureusement, deux voyages et trois changements de clapiers en moins d'un mois, ont dû leur causer trop de stress et, quelque temps plus tard, ils sont tombés malades. Malgré les soins prodigués par La Laitière sur les bons conseils de Catherine et de son mari, vétérinaire, ils n'ont pas survécu.
Depuis que ses frères ne sont plus avec lui, Farfadet est devenu plus craintif mais est toujours aussi mignon. Le voilà à six mois, sur le point d'être épilé.
Et maintenant, à neuf mois. Il est presque aussi gros que Donald.
Châle Hiver Australien
Après avoir défait le châle commencé avec l'écheveau offert par Kty-chien et en attendant l'inspiration pour un autre modèle, j'ai filé une belle nappe toute douce, de merinos et soie, cadeau de Midian lors de la rencontre.
Retors navajo pour conserver l'alternance des couleurs.
Pour faire honneur à Midian, j'ai choisi un modèle qu'elle a créé : Hiver Australien.
J'avais été bien trop optimiste pour la quantité nécessaire à ce modèle, mais Midian a eu la grande gentillesse de m'envoyer une seconde nappe. En effet, je n'aurais pu finir le châle sans cela. Il m'a même manqué de quoi faire le dernier quart du dernier rang. J'ai donc défait ce rang et l'ai refait en angora.
Le voilà, tout juste tombé des aiguilles.
Puis, l'état de santé de ma mère commençant à beaucoup se dégrader, je n'ai plus eu ensuite le goût de filer ou de tricoter et je n'ai pas encore bloqué ce châle.
Ronde des écheveaux et rencontre 2009
L'été 2009, Elo a organisé une ronde d'écheveaux pour le Forum du filage.
Voilà le cadeau de ma marraine, Kty-chien.
Quel bonheur ça a été d'ouvrir le paquet et de découvrir un écheveau merveilleux en alpaga et mohair, hyper fin, couleur des mers du sud. Il faut que je choisisse un beau modèle de châle pour lui faire honneur. J'avais commencé le Luna Moth Shawl puis j'y ai renoncé et l'ai défait parce que je ne cessais pas de faire des erreurs. Je cogite encore...
J'ai adoré les petits plus, le joli pot-pourri, le délicieux chocolat qui été bien vite mangé et surtout le mignon lapin blanc qui, depuis, trône dans mon atelier.
Pour mieux admirer le filage si fin et régulier.
Pour ma filleule, Midian, je me suis inspirée des couleurs d'un minéral, l'unakite.
J'ai teint du BFL et soie avec les colorants Wilton et si je ne suis pas trop satisfaite du retors, je me suis surpassée pour la finesse, 915m pour 98 gr c'est mon record en retors deux brins.
J'ai eu le plaisir de l'offrir à Midian à la rencontre 2009 du forum, à Semur.
Cette rencontre, un moment merveilleux hors du temps... Un lieu superbe, une grande salle voûtée dans le charmant village de Bourgogne où habite Jeff.
Bravo et merci à Jeff, Sandrine et Richard pour l'organisation.
Quel bonheur de mettre un visage sur les pseudos, de mieux se connaître et de papoter pendant des heures!
Des fées se sont penchées sur ma robe que j'avais retrouvée dans un état désolant et, par leur magie, l'ont rendue beaucoup plus belle qu'avant, puisque qu'elle est maintenant pour moi le symbole de l'amitié. Merci encore à vous, mes adorables fées.
J'ai tant papoté que je n'ai quasiment pas filé et même oublié de prendre des photos, sauf lors de la visite aux animaux de Jeff.


Je suis revenue avec plein de trésors, mais les plus beaux sont dans mon coeur.
Quelques écheveaux filés pendant l'été 2009
Shetland noir, 411 m pour 200 g.
Angora, 614 m pour 150 g.
Shetland teint aux colorants Vahiné, 340 m pour 113 g.
Texel et Île de France "Fleur de France" du Lavage de laines du Bourbonnais, teint aux sodas orange et citron, filé long draw, retors d'un fil jaune et d'un fil orange, pour me faire un pull.
Le pull presque fini, je me suis rendu compte que je n'avais pas assez de laine. Craignant de ne pas obtenir exactement la même couleur, j'ai teint d'autre laine au soda citron pour tricoter l'empiècement mais je n'ai pas encore trouvé le courage de finir ce pull.
Grand échantillon terminé
Je l'ai fini depuis longtemps, il mesure 1,93 x 0,56 m.
Je ne sais pas trop quoi faire avec...
Toutes mes excuses
Voilà des mois que j'ai négligé mon blog et je crains de ne pas avoir répondu à nombre de mails. Il va me falloir fouiller ma messagerie pour rattraper ce retard.
La santé de ma mère a commencé doucement à se dégrader depuis l'automne, cela s'est accentué pendant l'hiver, puis beaucoup aggravé au printemps et pendant tout ce temps, je n'avais ni le temps ni le coeur de mettre mon blog à jour. Elle a dû être hospitalisée à la mi-mars et c'est dans sa chambre d'hôpital que nous lui avons souhaité son anniversaire. 98 ans le 25 mars.
Elle nous a quittés le 16 mai, laissant un grand vide dans nos coeurs. Adieu Maman, tu me manques cruellement.
Courant avril, entre la fatigue et l'angoisse, j'ai craqué : dépression. Je remonte doucement la pente et la semaine dernière, une grande joie est venue m'y aider.
J'ai enfin retrouvé mon chat qui avait été chassé par le nouveau chat, très agressif, d'un voisin au printemps dernier. Une succession de hasards improbables a permis aux personnes qui le nourrissaient depuis 3 mois, de pouvoir nous contacter. Je leur suis très reconnaissante, ils lui ont sauvé la vie en lui donnant à manger.
Après 14 mois d'errance, malgré la bonne nourriture qu'il a eue ces trois derniers mois, il était encore bien faible, maigre, avait de grosses carences, une infection et s'est sans doute fait cogner par une voiture.
Il se remet bien mais il lui faudra encore des soins et du repos pendant plusieurs mois pour retrouver la forme qu'il avait avant sa fugue. Mais que ça fait du bien de le voir à nouveau installé dans ses endroits favoris!
Grand échantillon
Le métier à tisser pliant Lervard n° 9, acheté d'occasion l'année dernière, a aussi trouvé place dans mon atelier.
Il a fallu remplacer toutes les cordes mais, faute d'expérience elle ne sont pas mises tout à fait correctement et je ne peux attacher plusieurs cadres à la même pédale sinon la foule s'ouvre mal.
Heureusement, grace à la gentillesse de Mr Poullard, fils du distributeur des métiers Lervard, qui m'a envoyé le mode d'emploi du métier n° 7 dont le système d'attache est similaire au n° 9, nous allons pouvoir y remédier.
J'ai tout de même commencé à l'utiliser.
Pour un premier tissage sur métier à cadres, j'ai utilisé des restes de fils à tricoter synthétiques pour m'exercer et plutôt que de faire un essai tout simple de petite taille, j'ai préféré multiplier les difficultés pour mieux progresser.
J'ai donc monté une chaîne de 3 mètres de long sur 60 cm de largeur avec 4 fils au centimètre, bricolé un système de lisières flottantes inspiré de celui de Paul, fait un enfilage "chemin de roses" et choisi un pédalage 12-23-34-41.
Il y a une erreur d'enfilage dans la partie droite et le tassage de la trame n'est pas régulier. J'espère réussir mieux le prochain.
Mon petit dernier
Voilà mon 4e rouet, le rouet ancien dont je rêvais depuis longtemps. Il est si beau avec sa couleur miel.
Il est en très bon état, n'ayant jamais été à l'humidité et il suffira de coller l'axe à la roue, de nettoyer et cirer pour qu'il reprenne vie.
Il a rejoint mon rouet "roue de vélo" et mes polonais, Minstrel et Sonata
Mon atelier
J'aurais préféré avoir la place d'avoir un atelier dans d'autres circonstances... Notre vieille voisine que je connaissais depuis mon enfance est décédée au printemps. Elle me manque beaucoup.
Son appartement étant contigu à notre maison, nous l'avons récupéré pour nous agrandir. Il y a trois petites pièces et une cuisine.
Dans la cuisine nous donnons à manger aux deux chattes de notre voisine pour que les pauvres minettes gardent au moins leurs habitudes.
Nous avons transformé la salle à manger en chambre d'amis, la chambre fera un atelier d'informatique pour mon mari et le salon est devenu mon atelier.
Mon tout premier rouet a trouvé sa place et repris du service. Lorsque je l'avais acheté, il y a une bonne dizaine d'année, j'avais beaucoup peiné à l'utiliser avec la courroie qui sautait sans arrêt. Depuis j'ai su qu'il faut, non pas deux courroies mais une seule, en 8, qui passe à la fois sur la poulie de l'épinglier et sur la bobine. A l'époque, pensant que les problèmes venaient de pas assez ou trop d'élasticité de la courroie, j'avais essayé différentes matières : ficelle ordinaire, lien de cuir et même un élastique alors que la ficelle de lin convient parfaitement. Un cure-dent qui coince la poulie de l'épinglier pour la maintenir à peu près parallèle à la roue améliore grandement le fonctionnement.
Et surtout, entre temps j'ai appris réellement à filer et si lors de mes débuts, ce rouet tournait trop vite pour que j'ai le temps d'étirer convenablement la laine, maintenant je le trouve plutôt lent.
Ces rouets anciens ont bien du charme mais pour débuter, rien ne vaut un rouet moderne, surtout à deux pédales, qu'on peut faire tourner très lentement tant qu'on ne maitrise pas assez le geste.
Châles dentelle
J'ai fini par me décider à bloquer le North Roe en alpaga que j'avais laissé dans un coin parce que j'étais déçue du résultat. 
Le Gail en BFL est terminé et me plait beaucoup.
De plus près pour voir les nuances du fil de retors.
Un nouveau fil dentelle.
Je suis partie de 38 g de shetland teint au colorant alimentaire et une fois retordu avec du fil à broder polyester bordeau je me retrouve avec un écheveau de 58 g et... 787 m.
Fête de l'Etang de Lusigny
Lusigny est un village bourbonnais avec un comité des fêtes très actif qui organise tous les ans en Juillet une fête au bord de l'étang communal
Cette année c'était le 12 Juillet et nous y avons à nouveau participé. Mon mari pour l'astronomie et moi pour le filage.
Une ambiance familiale dans un cadre charmant.
Les jetskis ont eu grand succès
Mais ma démonstration a aussi intéressé beaucoup de visiteurs. Heureuse surprise car ça n'avait pas été le cas l'an dernier.
Est-ce dû à l'aménagement différent de mon stand? 

La nuit venue, après un bon diner offert par les organisateurs, mon mari a fait admirer les merveilles du ciel nocturne dans son télescope pendant que les jeunes profitaient de l'orchestre pour danser.
La soirée s'est terminée par un superbe feu d'artifice.












